Gif Atelier


L'atelier d'écriture de Gardanne se déroule au siège de l'AAI, 35 Rue Borely, 13120 Gardanne
chaque vendredi de 14h à 16h.
Pour contacter l'AAI utiliser l'adresse e-mail : aai.esj@wanadoo.fr ) ou téléphoner au 0442515299

L'atelier d'écriture de la Méjanes d'Aix se déroule chaque jeudi de 10h à 12h à la Mareschale, 27 avenue de Tübingen 13090 Aix-en-Provence (TEL : 04.42.59.19.71 - e-mail Ecrits.Alaai@gmail.com ) et aussi le premier lundi du mois (même heure, même lieu).

L'animation ci -dessous représente l'aspect avant tout ludique de cet atelier gratuit ouvert à tous. Du rire et de la légèreté...

mardi 30 juillet 2013

villanelle Dylan Thomas

Cyprès de Van Gogh ( Arles - St Remy de Provence )
Atelier du 26 juillet – Villanelle

Consigne I : écrire une villanelle
format R1BR2 ABR1 ABR2 ABR1 ABR2 ABR1R2
19 vers, 5 tercets (ou un autre nombre impair) en rime aba, 1 quatrain final en rimes abaa
R1 : vers servant de premier refrain
R2 : vers servant de deuxième refrain
les deux refrains alternent d'un tercet à l'autre et les vers 1 et 3 du poème sont repris comme les 2 derniers vers de la villanelle.
Il vaut mieux l'écrire avec des vers isométriques, de 7 syllabes ou de 8 ou peut-être de 10, 11 ou 12 comme les villanelles en anglais qui sont souvent des chefs-d’œuvre écrits en pentamètres (5 pieds de 2 syllabes)

Regarde ce bel été

Regarde au-dessus des cyprès
Le reflet du fond de mon âme
Faut admirer ce bel été.

Quand mes amours dans le cellier
Me reviennent. Quel mélodrame !
Regarde au-dessus des cyprès.

J'ai presque failli trépasser
À vous tous, oui je le proclame :
Faut admirer ce bel été.

Souvenir, toujours dépravé,
Comme un éternel polygame,
Regarde au-dessus des cyprès.

Enfin je ne vais m’attarder,
Tristement, sur ce psychodrame
Faut admirer ce bel été.

Il est tard, je vais me coucher
Après qu'à haute voix je clame :
Regarde au-dessus des cyprès
Faut admirer ce bel été.
(Florent C.)

______________

Les magnolias sont en fleurs

Les magnolias sont en fleurs
Les libellules frivoles
Je m'en fous je n'ai pas peur.

Les saules, toujours en pleurs,
S'agitent comme des folles
Les magnolias sont en fleurs.

Marguerites, bouche en cœur,
Il n'y a plus que l'herbe folle...
Je m'en fous je n'ai pas peur.

Les pensées ont un moteur
Les poissons trouvent ça drôle
Les magnolias sont en fleurs.

Haricot n'est point choux-fleur
C'est bon, goûte ça mon drôle,
Je m'en fous je n'ai pas peur.

L'herbe est partie chez Manflower
Tout cela n'est que paroles
Les magnolias sont en fleurs.
Je m'en fous je n'ai pas peur.
(Christian Duvoy)
______________

Fin de fado

D’œillets roses ils s'habillent
Et vont chasser le diktat
Pour que tu sois libre, fille.

Pendant que l'armée fusille
Ceux qui ne vont pas au pas,
D’œillets roses ils s'habillent.

Avec maintes banderilles
Ils se lancent au combat
Pour que tu sois libre, fille.

Des va-nu-pieds en guenilles
Déculottent des soldats.
D’œillets roses ils s'habillent.

Les tanks changent leurs chenilles
En papillons de gala
Pour que tu sois libre, fille.

Enfin comme au jeu de quille
Tout tombe sous les hourras.
D’œillets roses ils s'habillent
Pour que tu sois libre, fille.

Rolland Pauzin. 19-11-2001 - villanelle

______________


Villanelle de Dylan Thomas en anglais

Do not go gentle into that good night,
Old age should burn and rave at close of day; 
Rage, rage against the dying of the light.

Though wise men at their end know dark is right, 
Because their words had forked no lightning they 
Do not go gentle into that good night,

Good men, the last wave by, crying how bright 
Their frail deeds might have danced in a green bay, 
Rage, rage against the dying of the light.

Wild men who caught and sang the sun in flight,  
And learn, too late, they grieved it on its way,  
Do not go gentle into that good night,

Grave men, near death, who see with blinding sight 
Blind eyes could blaze like meteors and be gay,  
Rage, rage against the dying of the light.

And you, my father, there on the sad height, 
Curse, bless, me now with your fierce tears, I pray. 
Do not go gentle into that good night,
Rage, rage against the dying of the light.

Traduction de Rolland Pauzin, conservant la forme de la villanelle :

Ne vas pas gentiment dans cette douce nuit
L’âge devrait brûler ou briser sa clôture
Rage, rage et combats la mort du soir qui luit

Bien qu'un sage vieillard sait que le trou noir suit,
Ses mots étant sans lux, aucune créature
Ne va docilement dans cette douce nuit.

Bonhomme prés du but, pleurant pour ce vert buis
Brillant, où danseraient ses dernières mesures,
Rage, rage et combat la mort du soir qui luit.

L'excité qui chantait le vol d'un soleil cuit
Et qui apprend trop tard le deuil de ses brûlures,
Ne va docilement dans cette douce nuit.

L'homme grave et mourant, dont les yeux, tels des puits,
Peuvent de joie briller avant leurs fermetures,
Rage, rage et combat la mort du soir qui luit.

Et toi père en ce corps qui tristement s'enfuit,
En pleurs fiers, maudis-moi, bénis-moi, je t'adjure,
Ne vas pas gentiment dans cette douce nuit
Rage, rage et combats la mort du soir qui luit.